Fabrication du moteur Stuart Compound Launch - Colonnes et support de coulisses
9 avril 2026
La fabrication des colonnes peut paraître simple, et effectivement, ça l'est, mais il faut tout de même respecter exactement les longueurs qui doivent être rigoureusement les mêmes pour les cinq colonnes, sinon, le bloc cylindre ne sera pas parallèle au bâti.
On commence par couper cinq pièces d'étiré dont on dresse les faces.
On peut ensuite fileter le côté supérieur. L'ajustement final de la longueur se fera lors de l'usinage de la gorge de fin de filet pour la partie inférieure. Cette gorge est effectivement nécessaire car la colonne doit se visser dans le bâti et le filetage à la filière ne permet pas de fileter jusqu'à l'épaulement.
On peut maintenant passer au support de glissières. Il s'agit d'une pièce qui vient s'enfiler sur les trois colonnes postérieures et sur laquelle sont fixées les extrémités inférieures des glissières. Cette pièce sert également de support à l'arbre de commande du changement de marche.
La pièce de départ est une superbe pièce de fonderie, cette fois digne de la qualité Stuart.
Je fixe la pièce dans l'étau, en ayant soin de doubler les mors avec des plaques d'alu de façon à reprendre les petites irrégularité. On contrôle que la pièce est bien horizontale, l'ajustage se faisant avec un petit coup de lime sur la face inférieure, mais rien d'important.
J'ai fraisé le minimum de façon à être certain de laisser suffisamment de matière pour le percement des trous sans entamer les pivots de l'arbre de changement de marche.
Ensuite, on replace la pièce dans l'étau pour araser les extrémités de pivots. Une opération que je croyais une formalité, mais hélas, si la passe devait être très légère, l'extrémité de la pièce n'était pas suffisamment soutenue et s'est mise à vibrer pour dans la seconde qui suit se plier complètement.
J'ai bien essayé sans trop y croire de la chauffer au rouge pour tenter de la redresser, mais ce que je craignais s'était bien produit. La pièce était cassée.
Que fait-on dans ces cas là ? J'en connais qui piquent une crise, mais je ne crois pas que ça soit la bonne solution. Pour ma part, moi qui ai pourtant le juron facile, je préfère couper le courant dans l'atelier et remonter me détendre un peu, au besoin en dégustant un bon verre de vin.
Quelques jours plus tard...
Même si je dois l'avouer, cette mésaventure m'a profondément vexé, ou tout au moins mon amour propre, il fallait trouver une solution. En fait, j'en ai trouvé deux. Une à court terme, qui consiste à refabriquer la pièce en laiton et une à moyen terme qui consistera à utiliser la pièce "ratée" comme modèle pour en couler une nouvelle. Moi qui cherchait une motivation pour me remettre à la fonderie, voilà qui est tout trouvé. Par contre dans l'immédiat, j'ai d'autres choses urgentes, car le beau temps est de retour et il y a du travail au jardin.
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