mardi 8 janvier 2019

20 - Tôlerie (2)



 Tôlerie (deuxième partie)


8 janvier 2019 :

Je vous souhaite d'abord à tous mes Meilleurs Voeux pour 2019 ainsi que plein de succès dans vos projets.
Je viens aussi de me rendre compte que le dernier post sur la tôlerie datait déjà du 8 juillet 2018.   Il est donc plus que temps de m'y remettre.  Il faut dire que j'ai plus d'attirance pour l'usinage et la mécanique que pour la tôlerie.  Sans doute parce qu'étant autodidacte, il est sans doute plus facile d'apprendre par soi-même l'usinage que le travail de la tôle qui à mon sens requiert beaucoup plus de tour de main et d'expérience.
Dans mon dernier post (Tôlerie 1), j'en étais resté aux caisses à eau qui sont maintenant terminées.
Il faut donc s'attaquer à l'abri.  J'y travaille déjà depuis un petit temps, mais vraiment par petites touches et il était quand même temps de remettre tout ça à jour.
Je commence donc par les prolongement des caisses à eau.  On présente la tôle, pour vérifier que tout est bon, on ajuste un peu et puis, il faut cintrer la cornière qui servira à renforcer le bord.  


Pour ça, je procède de la même manière que pour la traverse avant du chassis.  Je pratique des petites incisions dans la cornière qui peut alors se cintrer à la main.  Une fois la bonne courbure obtenue, on l'immobilise avec quelques boulons et on peut commencer à remplir ce qui reste des découpes avant de percer les trous des rivets.


Voilà le résultat avec déjà la première couche de primaire avant de l'assembler à la tôle par rivetage.


Et voilà, il ne reste plus qu'à placer les rivets pour la fixer à la caisse à eau.


Le stade suivant, c'est la face avant de l'abri.  Ici, il est important esthétiquement d'avoir une découpe qui épouse le plus parfaitement possible l'arrondi du corps cylindrique de la chaudière.  Pour éviter de trop chipoter, je relève quelques cotes de façon à pouvoir tracer l'arrondi.  Je me sert pour cela des sommets des caisses à eau comme références et avec une règle à filament posée sur deux Vés, je détermine la distance entre le sommet du corps cylindrique et le sommet des caisses à eau qui correspondent au bas de la face avant à découper.


Je fais alors un premier découpage dans un carton et oh miracle, c'est presque parfait.  Non, rassurez-vous, ce ne sont pas déjà le traçage des trous des fenêtres mais je n'ai pas pu résister.


Je peux donc effectuer le même tracé sur la tôle.
Vous aurez certainement vu qu'il s'agit d'une tôle que j'ai fait découper au laser au début de la construction.  Alors me direz-vous, pourquoi ne pas en avoir profité pour faire découper cette partie au laser.  Simplement parce que je ne maîtrise pas suffisamment les  cotes finales de mes constructions et certainement pas celles d'une pièce complexe comme la chaudière.


Pour la découpe, j'ai opté pour une série de trous tangents et une finition à la lime.


Et voilà.  Aussi bien qu'avec le carton.


Bien que ce ne soit pas absolument nécessaire, j'ai choisi pour la rigidité de l'abri et aussi pour l'esthétique de renforcer l'arrondi par une cornière.  Ici, même technique pour la cintrer.


Ici, les échancrures de la cornière ont été partiellement remplies par de la soudure et les extrémités ajustées pour venir s'emboîter sur celles qui seront fixées sur les caisses à eau.  Il ne reste plus qu'à souder.




dimanche 23 septembre 2018

Hors Série 1 - Un peu de fonderie



 Un peu de fonderie...


23 septembre 2018 :

J'avais déjà présenté dans un chapitre précédent les premiers résultats obtenus avec mon imprimante 3D.  Un des objetifs de l'acquisition de cette imprimante était la fabrication de modèles de fonderie.  Donc, même si ça ne concerne pas directement la construction de ma locomotive, je suis persuadé que mes premières expériences en fonderie intéresseront plus d'un vaporiste amateur.


Avant de commencer, je me dois de mentionner le stage de fonderie organisé chaque année par le CERD à Hoves.  Je joints d'ailleurs le lien vers la page Facebook de sa cheville ouvrière Anthime Robette.

https://www.facebook.com/anthime.robette.5?fref=pb&hc_location=friends_tab

L'objet que j'ai décidé de reproduire est un sabot de freinage utilisé dans les triages pour freiner les wagons ou tout simplement pour les immobiliser.  Voici l'original qui fait une trentaine de centimètres de long.


Et voici le même imprimé en 3D et un peu réduit de taille.  J'ai aussi du réduire la longueur de la lame pour que le sabot soit compatible avec la voie en 7 1/4.


Pour lisser un peu certaines surface, j'utilise du mastic de carrossier puis une bonne couche de peinture.


Bien que ce ne soit pas la technique la plus adaptée pour reproduire une pièce en plusieurs exemplaires, je fais d'abord un essai de moulage au sable.  On commence par remplir le cadre en ayant posé le sabot sur le plan de travail.


Toutes les couches de sable doivent être soigneusement damées.


Et voilà ce qu'on obtient lorsqu'on retourne le cadre (on voit la face initialement en contact avec le plan de travail).


On creuse ensuite pour aller rechercher le plan de contact entre les deux parties du moule qui correspond ici au plan de symétrie e l'objet à copier.


On peut alors retirer doucement le modèle.  Bon, ce n'est pas très concluant.  On a un arrachement important, ce qui en soi n'a rien de surprenant si on sait que le modèle a été conçu sans angles de dépouille.  Bon, au moins j'aurai essayé, même si la conviction n'y était pas dès le départ, car même si ça aurait marché, cette méthode de moulage ne me permettait pas d'obtenir la rainure sous le sabot dans laquelle vient se loger le rail.  Sinon, il aurait fallu passer par un noyau, mais c'est encore compliquer.






Je repasse donc à ma première idée qui était la fonderie à la cire perdue.
Pour cela, il faut d'abord fabriquer un moule qui ne servira qu'à produire des modèles en cire.
Je commence ici par noyer le modèle en plastique dans de la plasticine en ayant soin que la plasticine s'arrête sur le plan de symétrie.  Il ne figure pas encore sur la photo, mais il ne faut pas oublier à ce stade de fixer un "entonnoir" en plasticine sur la partie supérieure (lors de la coulée de la cire) de modèle.


On peut alors confectionner un petit coffrage en plasticine.


On coule le silicone en ayant eu bien soin de badigeonner le modèle avec de la cire de démoulage.


Une fois ce premier moule obtenu, on retire la plasticine, on construit un nouveau coffrage autour du premier demi-moule et on coule la deuxième partie du moule. 
On obtient ainsi un moule en deux parties dont il ne reste plus qu'à séparer les deux parties et à retirer le modèle en plastique.


On place le moule verticalement et il ne reste plus qu'à couler la cire.


Et voilà.  Tout s'est passé comme prévu.  On voit très bien l'entonnoir en cire et le conduit de coulée.



J'arrête ici mais je ne manquerai pas de poursuivre ce petit reportage dès que j'aurai eu le temps de m'y reconsacrer.



mercredi 15 août 2018

21 - Lanterne avant


 Lanterne avant


15 août 2018 :

Etant un peu bloqué dans mes travaux de tôlerie, je me rabat temporairement sur des travaux accessoires, mais néanmoins nécessaires.  Pour me distraire un peu, j'attaque la lanterne.
Comme je l'ai fait jusqu'ici, j'essaye dans la mesure du possible de rester le plus proche possible de l'original et quelle meilleure source que le catalogue Decauville...

Bon, tout étant ramené à l'échelle, il me fallait un réflecteur d'environ 60 mm.  Comme au règne de la LED ce genre d'article ne se trouve plus guère, je me suis rabattu sur les vides greniers.  J'espère que les amateurs de vintage ne m'en voudront pas trop.
Première étape, récupérer le réflecteur et le verre frontal sans les abîmer.  Pour ça, rien de tel que le Dremel avec un petit disque à tronçonner.


Et voilà le résultat.  La lampe est pour la benne.


Pour fabriquer le corps de la lampe, je suis allé fouiller dans mes réserves secrètes et j'ai retrouvé mon gros tube de cuivre.  
Je commence par en couper un morceau.


Ensuite,  je place le morceau de tube dans le mandrin sans trop serrer et après l'avoir mis à longueur je peux commencer à aléser les deux extrémités, un côté pour y loger le fond et l'autre pour y placer la bague servant à visser la partie avant.  Bon, n'ayant pas trop serré, le tube en a profité pour glisser mais sans laisser des traces profondes.  Pour la suite, j'entourerai le tube de papier de masquage pour améliorer l'adhérence.


 Je peux maintenant attaquer la parois arrière.  Ici, je pars d'une tôle de 2 mm que je découpe grossièrement et je termine au tour.  Pour maintenir le disque, j'ai placé un rond d'alu dont j'ai dressé la face, pour j'y ai collé le disque avec du double face.  Je presse le tout avec la contre-pointe à pointe amovible dont j'ai retiré la pointe et intercalé une cale en caoutchouc.



Comme  je dispose encore de deux faces parfaitement parallèles et que le cuivre n'a pas encore été recuit, j'en profite pour percer de part en part un trou de 6 qui me servira a passer une barre de centrage pour le montage final.
 

Et voilà la face arrière brasée sur le tube.   


Un petit coup de polissage au tour et on peut observer le résultat.




Il faut maintenant fabriquer la bague sur laquelle viendra se visser la face avant.  Rien de particulier.  De l'usinage classique.


Et voilà la bague terminée avec son filet.

Je vérifie tout de même qu'elle se positionne bien dans le corps de la lampe.  Tout va bien.

On peut maintenant attaquer la bague avant.  
 
Un petit filetage et il ne reste plus qu'à tronçonner la bague pour la séparer.

 Une fois tronçonnée, je visse la face avant sur la bague support de façon à la rendre un peu plus rigide et à pouvoir la serrer dans le mandrin sans l'ovaliser.  On peut maintenant faire la finition sur la face avant, principalement arrondir les angles.


Et voile le tout monté.  Il faudra encore coller ou souder la bague dans le tube de cuivre, mais ça se fera à la fin.

On peut maintenant attaquer les lames de forme pour tourner le pieds et le chapeau supérieur.



23 septembre 2018


Par cette après-midi pluvieuse, il est temps de mettre un peu le blog à jour. 

J'en était resté la dernière fois à la préparation des lames de forme.
Pour le pieds, tout marche bien. 


Pour le chapeau, tout commence bien, mais se termine moins bien.  La lame casse un peu avant la fin. Le profil est presque terminé, mais j'aurais du plonger deux millimètres plus loin de façon à avoir un petit cordon sur la boule.  


Lorsqu'on  observe l'endroit où la lame a cassé, on peut voir l'erreur.  J'aurais pu percer les trous presqu'un centimètre plus loin et donc avoir moins de porte-à-faux.  Bon, comme le résultat n'est tout de même pas trop mal, je ne recommencerai pas la pièce.



Ensuite, perçage des trous sur le chapeau.  Là, je les amorce avec le diviseur et termine à main levée à la perceuse.





Et voilà les deux pièces terminées.  Bon, c'est certain que le reste de ma vie je ne verrai que le cordon qui manque sur le chapeau, mais je suis persuadé que personne ne le remarquera...





Pour le pieds et la cheminée, j'aurais très bien pu les faire en laiton, mais c'est tout de même plus beau en cuivre, d'autant que j'avais un carré de cuivre que je n'utiliserai sans doute jamais, alors autant se faire plaisir.


Pour l'usinage du cuivre, je n'ai pas eu trop de problèmes, mais pour le tronçonnage, je n'ai pas voulu tenter le diable et je l'ai fait à la scie.



Ensuite, un petit coup de tête à aléser pour creuser la partie concave qui doit s'adapter sur le corps de la lampe.


Ensuite, la soudure.  Ici, j'utilise de la soudure à l'étain qui est largement assez résistante pour l'application.


Et voilà, encore un petit coup de polissage, puis l'installation de la poignée et du support pour l'accrocher à la boîte à fumée.  Ensuite, installation de l'équipement électrique.  J'attends les leds commandées sur Banggood mais ce ne sera pas fait tout de suite car maintenant que ma chaudière est testée, la priorité redevient la locomotive.