Fabrication du moteur Stuart Compound Launch - Bloc cylindres
14 mai 2026
Ici, encore plus que pour le support des glissières, il ne faut pas se rater. Il s'agit d'une pièce assez complexe et dont je n'ai absolument pas envie de commander un remplacement chez Stuart.
Les parties en saillies dans les trous des cylindres sont les débouchés des canaux d'admission/échappement qui sont moulés dans la masse.
Première chose, araser un peu les irrégularités de la pièce de fonderie. Pour ça, j'utilise une grosse "lime" que j'avais un jour trouvé sur une brocante. Sa grande surface et sa taille très grossière permet d'obtenir rapidement un bon résultat.
On en profite aussi pour éliminer le plus possible des prolongement des canaux d'admission.
La pièce posant bien sur une surface plane sans basculer, on peu la clamer sur la table de la fraiseuse, en n'exagérant tout de même pas le serrage pour ne pas la casser.
Lorsque la première face est terminée, on peu retourner la pièce et usiner l'autre face. A ce stade, rien de bien compliqué, mais il faut faire attention de bien répartir les épaisseurs à enlever de façon à ce que les lumières d'échappement soient bien centrées sur la pièce terminée.
Et voilà la pièce terminée, enfin, mise à épaisseur.
On peut maintenant percer les trous de fixation. Pour ça, j'ai marqué le mieux que je pouvais l'emplacement des trous pour j'ai clamé la pièce sur la table de la fraiseuse en vérifiant que les trous sont bien alignés. Il ne reste alors qu'à utiliser le premier trou comme référence et à percer les autres.
Pour la suite, je reviens à mon idée de plaque martyr.
Et voilà, on est prêt pour la suite, c'est à dire le fraisage des glaces de distribution. Puisque la pièce brute ne possédait pas de surface de référence, c'est un moyen de lui en ajouter. Les trous sont parfaitement localisés et alignés par rapport aux bords de la plaque.
31 mai 2026
Maintenant que le bloc cylindres est solidaire d'un bloc parfaitement carré, on peut attaquer le fraisage des glaces de distribution. Comme on peut utiliser les faces du bloc d'aluminium comme référence, il est facile de fraiser les deux surfaces exactement aux cotes.
Et voilà. Lorsque tout est terminé, on vérifie, et là, on voit la patte du maître. La cote entre les deux surface correspond exactement au centième près à ce qui a été calculé lors de la conversion du plan en unités métriques. Je ne résiste même pas à une petite photo du pieds à coulisse. Bon, on va arrêter le délire. Si le dixième est peut-être dû à un travail soigneux, le centième est en partie dû au hasard. Je ne fais pas encore partie des experts dont j'ai parlé dans un chapitre antérieur (Remarques et quelques considérations personnelles - août 2023) et qui "tiennent le centième".

Une chose très importante et qui si elle n'est pas faite, peut hypothéquer le fonctionnement du moteur. Le nettoyage des canaux d'admission. Comme ceux-ci sont moulés en même temps que le bloc, ils sont encore partiellement remplis du matériaux qui constitue le noyau. Et ici, en prime, il y avait même une infiltration de métal, qui heureusement a pu être éliminée avec une petite meule diamantée sur la dremel.
Etape suivante, l'alésage des cylindres. Ici, j'alèse jusqu'à un dixième de la cote nominale.
On peut maintenant mettre à la cote avec l'alésoir expensible.
Et on termine par un petit coup de honoir.
Voilà, le bloc cylindre est presque terminé. Il y aura encore les différents perçage sur les faces latérales, mais j'y reviendrai plus tard. Pour le moment, il est temps de penser aux couvercles de cylindres.