Fabrication du moteur Stuart Compound Launch - Bielles et glissières
15 septembre 2025
Je commence déjà par dresser les deux surfaces qui devraient me servir de surfaces de référence.
Je peux maintenant percer les trous de boulons et j'en profite pour fraiser le lamage.
Je découpe à la fraise scie la tête de la bielle en prenant soin de laisser la sur-épaisseur sur la partie principale qui est fixée dans l'étau.
Je fraise le surplus, de façon à ce que le plan de jonction entre les deux parties soit situé au centre des bossages extérieurs qui auront maintenant une forme grossièrement circulaire.
Voila, jusqu'ici, ce n'est pas trop mauvais.
Je soude ensuite les deux parties à l'étain en utilisant la même pâte d'étain que celle utilisée pour le bati. Pour permettre un bon positionnement des deux parties, j'utilise des petites goupilles.
Ensuite, pour le perçage, j'ai collé la bielle sur une plaque d'alu avec de la Loctite. Ca marche, à condition d'y aller gentiment et de ne pas faire chauffer là pièce. Une des deux s'est décollée en fin de perçage, mais j'ai pu terminer le perçage sans problème.
Ensuite, je procède comme pour le bati. Déssoudage puis enlèvement de la soudure au grattoir.
Une fois les pièces nettoyées, je les ré-assemble avec les boulons et je peux terminer l'alésage à la cote finale.
Bon, le résultat n'est pas trop mauvais, mais les cotes finales vont tout de même être très difficiles à obtenir, aussi, après une nuit de cogitation, je décide de mettre ces deux bielles en standby et d'attaquer la fabrication à partir de brut.
Même démarche. j'assemble les deux parties à la soudure à l'étain. Au passage, j'en ai profité pour percer les trous de centrage.
Je peux même m'offrir le luxe de pouvoir mettre le tout en compression pendant le perçage.
Et voilà les perçages sont terminés, mais celui dans la grosse tête n'est pas à la cote finale. Celle-ci ne sera obtenue à l'alésoir qu'une fois les deux parties nettoyées et ré-assemblées avec des vis.
Il ne reste plus qu'à rendre leur liberté aux différentes pièces et à les nettoyer.
25 mars 2026
Eh oui, ça fait du temps. Les aléas de la vie. Enfin, j'ai pu reprendre contact avec mon atelier et surtout me replonger psychologiquement dans le processus de fabrication.
J'ai donc séparé les bielles de leur coquilles et dégrossi à la fraiseuse.
Et voilà les deux bielles prêtes à être tournées.
Comme la tige de la bielle est conique, il faut d'abord donner la bonne orientation au chariot porte-outil. Pour avoir une orientation précise, je place une barre étalon entre-pointes, et j'y colle une cale angulaire de deux degrés.
Et voilà, c'est prêt. Pour l'occasion, j'ai fabriqué un collier pousse-toc adapté à mon faux plateau.
On passe maintenant sur le tour. Ici, la pièce n'est plus tenue entre pointes, mais est maintenue dans le mandrin, la contre-pointe n'étant plus là que comme soutien.
Et on y arrive sans problèmes.
Il faut maintenant replacer la pièce sur la fraiseuse en l'orientant bien de façon à ce que les petites et grosses têtes soient bien alignées.
On peut maintenant fraiser la grosse tête.
Après avoir tronçonné la partie utile, il ne reste plus qu'à ajuster la longueur de la grosse tête.
C'est au tour maintenant des coquilles de bielles.
Comme je l'avais fait pour mes essais précédents, la bielle est assemblée avec sa coquille avec de la pâte d'étain et deux goupilles. Ca permet de percer les trous.
On peut maintenant fraiser la fourche de la petite tête. Rien de bien compliqué,
Pour le façonnage des petites têtes, ça se fait à la lime avec un dégrossissage sur le backstand. Pour avoir une référence, j'utilise des petites rondelles trempées fabriquées à partir de Stub.
Et voilà, ça prend forme. Ici, au passage, je suis très fier de mon superbe mini marbre en "Blue Bahia" qui est en réalité une syénite à sodalite (Eh oui, je suis géologue...).
Je dégrossis maintenant l'épaisseur des grosses tête. Simple opération de fraisage.
Il faut maintenant terminer l'amincissement en ménageant un bossage autour du trou. Ca se fait au tour et comme je n'avais pas de mandrin de reprise en 8 mm, j'ai simplement pris un morceau de rond de 8 sur lequel j'ai percé deux trous de centrage aux extrémités, et collé la bielle à la loctite. Lorsque c'est terminé, il suffit de donner un petit coup de chalumeau et on peut retirer l'axe sans problème. Il ne faut toutefois pas trop chauffer pour ne pas faire fondre la brasure à l'étain.
Un petit coup de fraise à lamer pour mettre la bielle à l'épaisseur définitive et retirer les bavures.
Il est maintenant temps de désolidariser les deux parties de la bielle et de nettoyer les surfaces.
Un dernier petit coup de fraise sur les coquilles de façon à ménager les emplacement des écrous.
Voici les bielles montées sur le vilebrequin. Encore un peu dur, mais c'est un premier assemblage.
Et voici les deux bielles terminées. On peut maintenant passer à la suite.
