jeudi 14 mai 2026

 

 

Fabrication du moteur Stuart Compound Launch - Bloc cylindres


14 mai  2026

Ici, encore plus que pour le support des glissières, il ne faut pas se rater.  Il s'agit d'une pièce assez complexe et dont je n'ai absolument pas envie de commander un remplacement chez Stuart.

Les parties en saillies dans les trous des cylindres sont les débouchés des canaux d'admission/échappement qui sont moulés dans la masse. 


Première chose, araser un peu les irrégularités de la pièce de fonderie.  Pour ça, j'utilise une grosse "lime" que j'avais un jour trouvé sur une brocante.  Sa grande surface et sa taille très grossière permet d'obtenir rapidement un bon résultat.

 On en profite aussi pour éliminer le plus possible des prolongement des canaux d'admission.

La pièce posant bien sur une surface plane sans basculer, on peu la clamer sur la table de la fraiseuse, en n'exagérant tout de même pas le serrage pour ne pas la casser.


Lorsque la première face est terminée, on peu retourner la pièce et usiner l'autre face.  A ce stade, rien de bien compliqué, mais il faut faire attention de bien répartir les épaisseurs à enlever de façon à ce que les lumières d'échappement soient bien centrées sur la pièce terminée.


Et voilà la pièce terminée, enfin, mise à épaisseur.

On peut maintenant percer les trous de fixation.  Pour ça, j'ai marqué le mieux que je pouvais l'emplacement des trous pour j'ai clamé la pièce sur la table de la fraiseuse en vérifiant que les trous sont bien alignés.  Il ne reste alors qu'à utiliser le premier trou comme référence et à percer les autres.

Pour la suite, je reviens à mon idée de plaque martyr.

Et voilà, on est prêt pour la suite, c'est à dire le fraisage des glaces de distribution.  Puisque la pièce brute ne possédait pas de surface de référence, c'est un moyen de lui en ajouter.  Les trous sont parfaitement localisés et alignés par rapport aux bords de la plaque.



mardi 28 avril 2026

Fonderie - premiers essais

 

Fonderie - premiers essais


28 avril  2026

Dans un des chapitres précédents, j'avais fait état de quelques essais de fonderie  (voir Hors-série 1 - Un peu de fonderie) où j'avais coulé un sabot d'enrayage en zinc.  C'était bien beau, mais le zinc fondant vers 420 degrés centigrades, le mérite n'était pas grand.  

Comme j'en ai parlé dans le chapitre consacré à la fabrication du support de glissière pour mon moteur Stuart compound, ma décision était prise de passer à la fonderie de bronze ou de laiton, et là, on commence les choses sérieuses, car la température de fusion est en général supérieure à 900 degrés, pour une température de coulée d'environ 1000 degrés.

Pour le matériel, j'ai toujours le petit four que j'avais récupéré, mais le brûleur que j'avais bricolé, était sans doute trop juste pour atteindre ces températures.  J'ai donc écumé internet pour finalement me fixer sur un brûleur conçu par Fred69...  Mais qui est-ce donc ?  C'est simplement le pseudo d'un sympathique membre du forum Usinages.com qui en a gentiment partagé le plan ( https://www.usinages.com/threads/bruleur-de-four-gaz.49197).  Il s'agit d'un brûleur très simple réalisable avec des matériaux disponibles dans n'importe quel magasin de bricolage.  Quant à la soufflerie, Alibaba est ton ami.  

 Le voici, ouvert, où on voit le tube intérieur avec le gicleur, en l'occurrence un embout de torche MIG de 0.8 mm.


Les premiers essais.  J'ai finalement opté pour le petit embout, le grand n'apportant rien de plus.

 

Et voilà, ça chauffe.  J'ai commencé par une chauffe légère et progressive de façon à sécher le four et le creuset qui n'avaient pas servi depuis longtemps.  Ensuite, j'ai ajouté les morceaux de laiton (de la vieille robinetterie) et augmenté la puissance. 

Tout s'est passé comme prévu.  J'ai écrémé le creuset pour retirer les crasses qui flottaient à la surface, puis j'ai coulé.   

Et voilà.  Pas de photos de la coulée, car je n'ai que deux mains. 

La coulée s'est faite dans un moule bien sec, séché au soleil, donc froids, ce qui explique que la barre de laiton se soit assez vite figée, surtout considérant la faible quantité mise en oeuvre.

 

Et voici la barre démoulée.  Le métal est de bonne qualité, sans bulles.  On peut donc dire que l'expérience fut un succès.  Le but n'étant pas à ce stade de couler une pièce, mais bien de valider mon brûleur.


 Juste une petite remarque.  Le brûleur me semblait malgré tout un peu juste en puissance, ce qui a nécessité un temps de chauffe un peu long (je n'ai pas chronométré, et le temps est peut-être aussi étiré par mon impatience...).  J'ai donc remplacé le gicleur de 0.8 (en réalité 1.0) par un gicleur de 1.5 et là la puissance semble être au rendez-vous.  Je suis donc prêt pour la coulée de ma fameuse pièce que j'avais ratée.

 

jeudi 9 avril 2026

 

Fabrication du moteur Stuart Compound Launch - Colonnes et support de glissières


9 avril  2026

La fabrication des colonnes peut paraître simple, et effectivement, ça l'est, mais il faut tout de même respecter exactement les longueurs qui doivent être rigoureusement les mêmes pour les cinq colonnes, sinon, le bloc cylindre ne sera pas parallèle au bâti. 

On commence par couper cinq pièces d'étiré dont on dresse les faces. 

On peut ensuite fileter le côté supérieur.  L'ajustement final de la longueur se fera lors de l'usinage de la gorge de fin de filet pour la partie inférieure.  Cette gorge est effectivement nécessaire car la colonne doit se visser dans le bâti et le filetage à la filière ne permet pas de fileter jusqu'à l'épaulement.

On peut maintenant passer au support de glissières.  Il s'agit d'une pièce qui vient s'enfiler sur les trois colonnes postérieures et sur laquelle sont fixées les extrémités inférieures des glissières.  Cette pièce sert également de support à l'arbre de commande du changement de marche.

La pièce de départ est une superbe pièce de fonderie, cette fois digne de la qualité Stuart. 

 

Je fixe la pièce dans l'étau, en ayant soin de doubler les mors avec des plaques d'alu de façon à reprendre les petites irrégularité.  On contrôle que la pièce est bien horizontale, l'ajustage se faisant avec un petit coup de lime sur la face inférieure, mais rien d'important.

 

J'ai fraisé le minimum de façon à être certain de laisser suffisamment de matière pour le percement des trous sans entamer les pivots de l'arbre de changement de marche.



On replace la pièce sur la fraiseuse en utilisant un bloc d'alu pour exercer la pression sur la partie centrale.  Attention à ne pas déformer la pièce.


On peut maintenant percer les trois trous.


Ensuite, on replace la pièce dans l'étau pour araser les extrémités de pivots.  Une opération que je croyais une formalité, mais hélas, si la passe devait être très légère, l'extrémité de la pièce n'était pas suffisamment soutenue et s'est mise à vibrer pour dans la seconde qui suit se plier complètement.

J'ai bien essayé sans trop y croire de la chauffer au rouge pour tenter de la redresser, mais ce que je craignais s'était bien produit.  La pièce était cassée.

 

Que fait-on dans ces cas là ?  J'en connais qui piquent une crise, mais je ne crois pas que ça soit la bonne solution.  Pour ma part, moi qui ai pourtant le juron facile, je préfère couper le courant dans l'atelier et remonter me détendre un peu, au besoin en dégustant un bon verre de vin.


 Quelques jours plus tard...

 Même si je dois l'avouer, cette mésaventure m'a profondément vexé, ou tout au moins mon amour propre, il fallait trouver une solution.  En fait, j'en ai trouvé deux.  Une à court terme, qui consiste à refabriquer la pièce en laiton et une à moyen terme qui consistera à utiliser la pièce "ratée" comme modèle pour en couler une nouvelle.  Moi qui cherchait une motivation pour me remettre à la fonderie, voilà qui est tout trouvé.  Par contre dans l'immédiat, j'ai d'autres choses urgentes, car le beau temps est de retour et il y a du travail au jardin.

 

14 mai 2026

Bon, grâce à ces quelques jours de mauvais temps, j'ai pu reprendre mes travaux d'atelier.

Pour la fabrication du support de glissières, rien de bien compliqué.  Un morceau de laiton et roule ma poule. 

J'usine déjà la gorge dans laquelle viendront se positionner les deux coussinets de l'arbre de changement de marche.

Je perce déjà les trous pour les vis de fixation des glissières.

Maintenant, il faut travailler les contours de la pièce.  J'avais dans un premier temps pensé à fixer la pièce sur un martyr en alu mais j'ai vite abandonné l'idée.  

En faisant le tour de mes tiroirs, j'ai trouvé les fraises hémisphériques qui allaient bien.  J'ai donc été au plus simple, c'est à dire usiner les contours à l'étau.

Et voilà.  Il ne reste plus qu'à arrondir un peu les angles.

Pour ça, j'aime bien ma vielle méthode des rondelles en acier trempé.  C'est vite fait et ça permet d'avoir un excellent gabarit pour le travail à la lime.

Ensuite, on brase les deux coussinets, en les enfilant sur une tige d'acier pour les maintenir alignés pendant la brasure.  Si tout se passe bien et si on a bien pris garde de ne pas aller mettre un peu de brasure dans les coussinets, il suffit de couper la tige d'acier et les deux morceau se retirent sans problème.

Et voilà la pièce.  Même avec les colonnes serrées sur le bâti, le support glisse sans problème et sans avoir besoin d'un coup d'alésoir supplémentaire.