mardi 28 avril 2026

Fonderie - premiers essais

 

Fonderie - premiers essais


28 avril  2026

Dans un des chapitres précédents, j'avais fait état de quelques essais de fonderie  (voir Hors-série 1 - Un peu de fonderie) où j'avais coulé un sabot d'enrayage en zinc.  C'était bien beau, mais le zinc fondant vers 420 degrés centigrades, le mérite n'était pas grand.  

Comme j'en ai parlé dans le chapitre consacré à la fabrication du support de glissière pour mon moteur Stuart compound, ma décision était prise de passer à la fonderie de bronze ou de laiton, et là, on commence les choses sérieuses, car la température de fusion est en général supérieure à 900 degrés, pour une température de coulée d'environ 1000 degrés.

Pour le matériel, j'ai toujours le petit four que j'avais récupéré, mais le brûleur que j'avais bricolé, était sans doute trop juste pour atteindre ces températures.  J'ai donc écumé internet pour finalement me fixer sur un brûleur conçu par Fred69...  Mais qui est-ce donc ?  C'est simplement le pseudo d'un sympathique membre du forum Usinages.com qui en a gentiment partagé le plan ( https://www.usinages.com/threads/bruleur-de-four-gaz.49197).  Il s'agit d'un brûleur très simple réalisable avec des matériaux disponibles dans n'importe quel magasin de bricolage.  Quant à la soufflerie, Alibaba est ton ami.  

 Le voici, ouvert, où on voit le tube intérieur avec le gicleur, en l'occurrence un embout de torche MIG de 0.8 mm.


Les premiers essais.  J'ai finalement opté pour le petit embout, le grand n'apportant rien de plus.

 

Et voilà, ça chauffe.  J'ai commencé par une chauffe légère et progressive de façon à sécher le four et le creuset qui n'avaient pas servi depuis longtemps.  Ensuite, j'ai ajouté les morceaux de laiton (de la vieille robinetterie) et augmenté la puissance. 

Tout s'est passé comme prévu.  J'ai écrémé le creuset pour retirer les crasses qui flottaient à la surface, puis j'ai coulé.   

Et voilà.  Pas de photos de la coulée, car je n'ai que deux mains. 

La coulée s'est faite dans un moule bien sec, séché au soleil, donc froids, ce qui explique que la barre de laiton se soit assez vite figée, surtout considérant la faible quantité mise en oeuvre.

 

Et voici la barre démoulée.  Le métal est de bonne qualité, sans bulles.  On peut donc dire que l'expérience fut un succès.  Le but n'étant pas à ce stade de couler une pièce, mais bien de valider mon brûleur.


 Juste une petite remarque.  Le brûleur me semblait malgré tout un peu juste en puissance, ce qui a nécessité un temps de chauffe un peu long (je n'ai pas chronométré, et le temps est peut-être aussi étiré par mon impatience...).  J'ai donc remplacé le gicleur de 0.8 (en réalité 1.0) par un gicleur de 1.5 et là la puissance semble être au rendez-vous.  Je suis donc prêt pour la coulée de ma fameuse pièce que j'avais ratée.

 

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