jeudi 17 août 2023

 

Remerciements et quelques considérations personnelles...  

 

 

Le projet, tout au moins la partie construction touchant tout doucement à sa fin, je crois venu le moment de remercier les personnes qui m’ont apporté leur soutien et ont rendu cette belle aventure possible.

Je tiens tout d’abord à remercier A. Gothier que je n’ai pas eu le plaisir de rencontrer, mais dont j’ai un jour découvert le premier livre qui m’a donné l’envie de construire un locomotive.  Comment  résister à pareille promesse : « Construisez une locomotive »…  Bon, c’est vrai, il ne disait rien quant au tems que j’allais y passer.

 


 J’ai ensuite découvert le site de Romuald Noël, mieux connu sous le nom de Romubricoltout dont le blog m’a confirmé dans l’idée que construire une locomotive était non seulement possible mais facile.  Enfin, tout y est expliqué si clairement que ça ne peut que paraître facile…

Ca, c’est pour l’étincelle de départ. 

Ensuite, je comptais un peu sur l’entraide entre personnes partageant la même passion, mais là, ce fut un peu la déception.  L’impression que j’en ai retiré est que beaucoup gardent jalousement leurs petits secrets et lorsqu’on pose une question, il est en général très difficile d’obtenir une réponse utile.  Quant au soutien moral, vous verrez que si certaines personnes peuvent vous tirer, d’autres font tout pour vous décourager et vous faire douter de vous-même.  Bon, ce n’est pas grave, ca me facilite d’ailleurs la tâche car ça fait moins de personnes à remercier. 

Heureusement, il y a les Autres.  Je remercierai donc tout particulièrement le regretté Claude Démarez qui m’a gentiment accueilli chez lui et autour d’une bonne bière a su me donner les conseils nécessaires pour construire ma chaudière et surtout des conseils qui m’ont permis d’éviter pas mal de problèmes.  Je remercierai aussi Alain Bersillon que certains d’entre vous ont connu comme l’auteur de la Boïte à Fumée et qui m’a fait partager ses connaissances en tôlerie.  C’est encore quelqu’un qui n’a pas besoin d’une découpeuse laser pour découper une tôle et qui sait la mettre en forme.  Ca se fait rare…

Il y a aussi tous les autres qui m’ont apporté leur soutien moral et leurs encouragements.  Il se reconnaîtrons.

Enfin, je me fend d’une petite réflexion quant aux personnes qui gardent jalousement leur petits « trucs » ou le nom de leurs fournisseurs.  C’est une attitude que j’avais déjà rencontrée durant ma vie professionnelle, mais j’en étais arrivé à une conclusion qui semble s’appliquer également ici.  Si certaines personnes rechignent à partager leur connaissances, c’est peut-être tout simplement parce qu’elles n’ont rien à partager.  Vous trouverez d’ailleurs énormément de gens intarissables sur la construction de leur loco, mais surtout ne grattez pas trop le vernis, vous seriez vite déçus en vous rendant compte qu’en réalité la loco a été construite ou assemblée par une autre personne.   Et oui, il existe de vrais constructeurs, mais ceux-là se distinguent en général par leur modestie et leur discrétion.

Donc, pour ceux qui seraient tentés par l’aventure de la construction ferroviaire, n’attendez pas trop des autres et compter surtout sur vos ressources personnelles.  Ne les sous estimez pas, elles sont certainement suffisantes pour mener à bien votre projet, même si un petit soutien extérieur fait toujours plaisir.

 

dimanche 5 février 2023

27 - Construction du wagon d'accompagnement

 

 Construction du wagon d'accompagnement


5 février 2023

Maintenant que j'ai fait les premiers essais sur rouleaux et résolu les principaux problèmes, il était temps de m'attaquer au wagon d'accompagnement.

Quelle version choisir ?  Beaucoup de wagons sont des modèles court, imitant un tender.  Même si j'ai pensé un moment aller vers cette option, je me suis dit qu'un tender derrière une Decauville, ça ne le fait pas trop, donc, il fallait s'orienter vers un wagon normal et là j'avais plus de possibilités.  J'avais déjà une nette préférence pour un modèle long, car lors du transport, il sera transporté à côté de la loco, mais surtout, il est possible d'y ménager une place passager ce qui est très précieux, par exemple pour faire de l'écolage.

Je commence donc par souder le chassis.  Rien de bien spécial.  C'est juste un cadre métallique. 


Je possède déjà les bogies.  Il s'agit d'un kit conçu par Jacques Fécherolle.


Jusque là, rien de bien compliqué.   Après, il faut déterminer la hauteur et le positionnement du siège, de façon à ne pas me retrouver cassé en deux pour la conduite.  J'ai donc mis la loco sur des rails et positionné le chassis.  Ensuite, il faut trouver des caissons de différentes hauteur pour tester les différentes positions.  Et là, quoi de plus pratique qu'un casier de bière.  Bon, tout cela n'est que posé, rien n'est fixé et les essais sont un peu acrobatiques.  Il faut mieux se réserver les bières pour la fin des essais.



L'avant du wagon possède une avancée centrale qui est destinée à accueillir les différentes commandes, les pieds étant posés de part et d'autre sur des cales-pieds.

Un autre contrainte pour la partie avant était de pouvoir loger la jauge de contrainte (voir chapitre 19 - Tôlerie (1)).

On peut maintenant souder les montants qui vont former la caisse.

La partie avant qui sera coiffée par une boîte en tôle.

Et on n'oublie pas les raidisseurs.  Le chassis est assez long et la bête est lourde (je parle du conducteur).  Et en plus, c'est esthétique.

Voila, on peut commencer à découper les panneau.  J'ai choisi du multiplex de coffrage.  Ca résiste bien à l'eau et ça se travaille facilement.

Ici, on voit une vue d'ensemble.  La partie avant supportera le siège conducteur, ainsi que le réservoir d'eau, la partie centrale est un espace laissé vide pour les pieds du passager et le caisson arrière, sert d'une part de banquette pour le passager et de compartiment technique.

Et voila le siège posé.  Il faut maintenant lui fabriquer son système de fixation.


En prenant garde de ne pas fondre le plastique.

Le tout viendra se fixer sur les deux rails qui permettront un réglage supplémentaire.

Ici, le boîtier en tôle destiné à accueillir les organes de commande est placé, de même que les deux robinets commandant l'alimentation des injecteurs.

Et on peut déjà se faire une idée de ce à quoi ça ressemblera.  Il s'agit d'une version provisoire faite dans une plaque de plastique.

 
On peut maintenant attaquer le compartiment technique situé sous la banquette passager.
La réserve d'air comprimé est constituée d'un extincteur de récupération sur lequel j'ai remplacé la vanne centrale en plastique par un bouchon en bronze.  

Non, rassurez-vous, je n'ai pas volé l'extincteur dans un tram.  Je me suis contenté de le ramasser dans un buisson après que les voleurs l'aient vidé.

L'extincteur, enfin, la réserve d'air comprimé, est logé dans sous la planche arrière ce qui me ménage un bel espace de rangement (petit outillage, chiffons,...). 



Maintenant, je vais m'attaquer au réservoir d'eau, mais ça attendra quelques jours.


19 mars 2023

Et me voilà au réservoir.  Rien de bien compliqué.  Juste quelques tôles à souder.

On vérifie tout de même qu'il rentre dans son logement

On soude les séparations destinées à éviter les mouvements de la masse d'eau.

Il est temps maintenant de penser à la peinture. 

Avant de remettre la bête sur ses pattes, on fixe les derniers détails sur les bogies, ici le capteur de vitesse.

Et on peut enfin voir à quoi ça ressemble.


1 juin 2023

Bonjour à tous.  Je vis toujours et mon wagon d'accompagnement est même terminé.

Voici les dernières photos.

Pour l'alimentation des injecteurs, j'ai voulu garder les sections de passages les plus grandes possibles, mais pour trouver le cheminement optimal des tuyaux sans les croquer, c'est autre chose.  Enfin, tout a finalement trouvé sa place.

Dans le compartiment techniques sous le siège passager, le challenge n'est pas tellement différent, surtout si on veut préserver quelques volumes pour ranger quelques outils et les burettes.  Ensuite, il faudra tout de même découper une belle plaque pour protéger tout ça.

On ferme les orifices de visite sur le réservoir.

Et on termine par un petit "tableau de bord".  Bon, ici c'est une version provisoire, mais sauf si je lui trouve à l'usage quelques inconvénients, elle devrait être très proche de la version définitive.  Le bouton de commande de la pompe (bouton vert) est un bouton poussoir.  J'ai hésité avec un interrupteur permanent, mais ça devrait m'éviter de l'oublier et de sur-remplir la chaudière.  Me connaissant, j'ai également prévu une alarme qui m'indique lorsqu'il ne reste plus que 25 pourcent dans le réservoir.

Et voila la bête terminée.  Il faudra juste acheter un petit tapis de mousse pour terminer le siège passager.

Suite après les premiers essais.